Pour sa première participation à l’émission USA Today sur BFM Business, Marion Chapel-Massot, fondatrice de DeCarion, a décrypté les conséquences patrimoniales de la hausse des taux américains. Actions, obligations, risque de change et diversification : cette nouvelle donne invite les épargnants français à examiner la composition réelle de leurs portefeuilles.
Une actualité américaine particulièrement dense
Le 17 septembre 2026, Antoine Larigaudrie recevait dans USA Today Marion Chapel-Massot, fondatrice de DeCarion, aux côtés de Benjamin Louvet, directeur des gestions matières premières chez Ofi Invest Asset Management, et de John Plassard, associé et responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion.
Au lendemain de la décision de la Réserve fédérale américaine de relever ses taux de 25 points de base, les intervenants sont revenus sur la réaction des marchés ainsi que sur les nouvelles projections de croissance, d’emploi et d’inflation publiées par la Fed.
L’émission a également consacré une large place aux tensions persistantes sur le pétrole et les produits raffinés, dans un contexte de difficultés d’approvisionnement et de forte volatilité des matières premières. Les avertissements lancés par Bank of America et Goldman Sachs concernant certaines de leurs activités de marché ont aussi été analysés.
Enfin, les échanges ont porté sur l’intelligence artificielle, avec les ambitions de Huawei face à Nvidia, les incidents signalés par OpenAI et les transformations que l’IA entraîne déjà dans les métiers du conseil.
Quels effets sur les actions et les obligations ?
Pour Marion Chapel-Massot, la question essentielle est celle des conséquences concrètes de cette nouvelle donne monétaire sur le portefeuille des épargnants français.
Du côté des actions, des taux plus élevés augmentent le taux d’actualisation des bénéfices futurs. Ils peuvent ainsi peser sur les valorisations, notamment celles des entreprises de croissance.
Sur le marché obligataire, la situation diffère selon le moment de l’investissement. Les épargnants détenant déjà des obligations américaines peuvent subir une baisse de leur valorisation, puisque le prix des obligations diminue lorsque les taux montent. À l’inverse, les nouveaux investisseurs peuvent accéder à des rendements désormais plus attrayants.
Rendement en dollars et risque de change
Pour un épargnant français, le rendement affiché ne suffit toutefois pas. Il faut également mesurer les effets de l’évolution du dollar face à l’euro et, lorsque le support est couvert contre le risque de change, le coût de cette couverture.
Ces différents éléments peuvent faire varier la valorisation du portefeuille.
Attention à la fausse diversification
Marion Chapel-Massot alerte enfin sur la diversification parfois seulement apparente de certaines allocations. Cumuler un ETF MSCI World, un ETF S&P 500 et un ETF Nasdaq ne signifie pas nécessairement diversifier son patrimoine : ces indices exposent en partie l’investisseur aux mêmes grandes entreprises américaines.
Le conseil de Marion Chapel-Massot pour les prochaines semaines
Après l’annonce de la Fed, les épargnants ont intérêt à examiner leur portefeuille dans son ensemble : mesurer la sensibilité de leurs actions de croissance à la hausse des taux, distinguer les obligations déjà détenues des nouvelles opportunités de rendement et tenir compte du risque de change pour les placements en dollars. Cette analyse consolidée doit également permettre de repérer les fausses diversifications, lorsque plusieurs supports exposent en réalité aux mêmes grandes entreprises américaines.
Votre portefeuille est-il réellement diversifié ?
L’analyse consolidée de vos placements permet d’identifier vos expositions réelles et de vérifier leur cohérence avec vos objectifs. Contactez DeCarion pour faire le point sur votre stratégie patrimoniale.