Dans un article publié le 14 septembre 2026, Les Échos s’intéressent à un phénomène désormais bien installé : des épargnants qui utilisent l’intelligence artificielle avant de rencontrer leur conseiller. Marion Chapel-Massot, fondatrice de DeCarion Gestion Privée, y partage son regard sur cette évolution et sur ce qu’elle change dans la relation de conseil.
Publication : Les Échos
Date : 14 septembre 2026
Titre de l’article : « On les détecte parce qu’ils emploient des termes trop techniques en rendez-vous » : ces clients qui défient leur banquier avec l’IA
Auteure : Laurence Boccara
Des clients mieux informés avant le rendez-vous
ChatGPT, Claude et les autres outils d’intelligence artificielle sont désormais utilisés pour comprendre un placement, comparer des solutions ou préparer des questions avant un rendez-vous patrimonial.
Les Échos rappellent que 11 % des Français déclarent déjà utiliser l’IA comme source d’information financière, avec un usage plus marqué chez les moins de 35 ans. Cette évolution modifie les attentes envers les professionnels : certains clients arrivent avec des recherches déjà effectuées, un vocabulaire plus technique et parfois des convictions qu’ils souhaitent confronter à l’expertise de leur conseiller.
Pour Marion Chapel-Massot, cette préparation en amont peut être utile. Elle permet parfois de consacrer moins de temps aux explications de base et davantage à l’échange, à la compréhension de la situation du client et à l’analyse de ses objectifs.
L’expertise reste indispensable pour interpréter l’information
L’article souligne cependant les limites de l’IA en matière patrimoniale. Les réponses obtenues peuvent être trop générales, imprécises ou insuffisamment contextualisées, alors qu’une stratégie patrimoniale doit intégrer simultanément des dimensions financières, fiscales, juridiques, professionnelles et familiales.
La qualité de la réponse dépend aussi de la précision de la requête et de la fiabilité des sources utilisées.
Comme le rappelle Marion Chapel-Massot dans cet article : « Il convient de bien maîtriser son sujet pour être en mesure de trier le bon grain de l’ivraie. C’est notre rôle. »
L’IA peut donc enrichir la préparation et l’information du client. Elle ne remplace pas pour autant l’analyse, le recul et la personnalisation indispensables à toute décision patrimoniale.
Les Échos – « On les détecte parce qu’ils emploient des termes trop techniques en rendez-vous » : ces clients qui défient leur banquier avec l’IA, article de Laurence Boccara, publié le 14 septembre 2026.