Dans l’émission Tout pour investir diffusée le 21 mai 2026 sur BFM Business, Marion Chapel-Massot était l’invitée d’Antoine Larigaudrie pour échanger autour d’un sujet central en gestion de patrimoine : la différence entre un “bon placement” et une véritable stratégie patrimoniale.
La bonne question n’est pas : « Quel est le bon placement ? »
À force de rechercher “le meilleur placement” ou la meilleure solution fiscale, beaucoup d’épargnants oublient qu’un investissement performant sur le papier peut devenir un mauvais choix s’il ne correspond pas à leurs objectifs, à leur horizon de temps ou à leurs besoins de liquidités.
Dans un contexte marqué par la période déclarative et des marchés toujours volatils, Marion Chapel-Massot a rappelé que la question la plus souvent posée par les épargnants — « quel est le bon placement du moment ? » — est rarement la bonne approche.
Selon elle, il n’existe pas de placement universellement “meilleur” qu’un autre. La pertinence d’un investissement dépend avant tout des objectifs de vie, de la situation patrimoniale, du niveau de risque acceptable ou encore du besoin de liquidités de chaque investisseur.
La vraie question : « Quel placement est fait pour moi ? »
Au cours de l’échange, elle a notamment insisté sur un point souvent négligé : la cohérence globale de la stratégie patrimoniale. Diversifier ne signifie pas multiplier les placements sans réflexion. Un investissement immobilier peut par exemple mobiliser une capacité d’endettement et bloquer une partie de l’épargne pendant plusieurs années. À l’inverse, certains placements financiers attractifs sur le papier peuvent devenir problématiques lorsqu’un besoin de liquidités survient au mauvais moment.
L’intervention a également permis de revenir sur le cas du Private Equity, souvent présenté à travers ses performances potentielles. Marion Chapel-Massot a rappelé que ces investissements répondent à des horizons de temps longs et nécessitent une véritable anticipation patrimoniale, notamment en matière de trésorerie, de transmission ou de protection du conjoint.
Autre exemple évoqué : le PER. Présenté comme un excellent outil dans certaines situations, notamment pour les chefs d’entreprise souhaitant réduire leur fiscalité, il peut en revanche être inadapté pour des épargnants ayant besoin de mobiliser leur capital à moyen terme, par exemple pour financer les études d’enfants ou un projet immobilier.
Tout au long de l’émission, Marion Chapel-Massot a défendu une vision de la gestion de patrimoine centrée sur l’adéquation entre les produits et les objectifs réels des clients, plutôt que sur la seule recherche de rendement ou d’avantages fiscaux immédiats.
En gestion de patrimoine, les meilleures décisions ne sont pas toujours les plus séduisantes sur le papier, mais celles qui restent cohérentes avec les projets de vie, les contraintes et les équilibres propres à chaque investisseur.
Une intervention qui s’inscrit pleinement dans la démarche pédagogique portée par DeCarion Gestion Privée : aider les investisseurs à se poser les bonnes questions et construire une stratégie durable, cohérente et adaptée à leurs enjeux de long terme.