Comment préparer sa rentrée patrimoniale ? Invitée de BFM Business le 31 août 2026, Marion Chapel-Massot, dirigeante de DeCarion, propose une méthode simple en quatre étapes pour vérifier que son épargne et ses placements répondent toujours à ses projets.
Le 31 août 2026, Marion Chapel-Massot était l’invitée d’Antoine Larigaudrie de l’émission Tout pour investir sur BFM Business. À l’occasion de la rentrée, elle a proposé un véritable « grand ménage » de l’épargne pour vérifier que chaque placement répond toujours à un objectif précis.
La rentrée est souvent propice au tri : organisation familiale, nouveaux projets, dépenses à venir… Pourquoi ne pas appliquer le même réflexe à son patrimoine ? Au fil des années, les placements s’accumulent, parfois sans être réexaminés alors même que la situation personnelle, les marchés ou les objectifs ont évolué.
1. De combien de liquidités ai-je réellement besoin ?
Premier point : distinguer les liquidités nécessaires à court terme de l’épargne qui peut être investie sur un horizon plus long.
La question proposée par Marion Chapel-Massot est concrète : de combien vais-je avoir besoin dans les douze prochains mois ? Travaux, études des enfants, changement de résidence principale ou autre projet important peuvent modifier sensiblement le niveau de trésorerie à conserver disponible.
L’objectif n’est donc pas d’investir systématiquement toutes ses liquidités, mais d’éviter qu’une part excessive de l’épargne reste durablement inactive sans raison.
2. Un ancien placement est-il toujours un bon placement ?
L’ancienneté d’un placement n’est, à elle seule, ni une qualité ni un défaut. C’est particulièrement vrai pour l’assurance-vie, où l’antériorité fiscale peut constituer un avantage à préserver.
Elle ne doit toutefois pas empêcher de regarder « sous le capot » : niveau des frais, qualité et diversité des supports disponibles, allocation actuelle ou encore possibilités d’évolution du contrat.
Certains contrats anciens peuvent rester parfaitement pertinents. D’autres peuvent être devenus moins adaptés aux besoins de leur détenteur. La bonne démarche consiste donc à les analyser avant toute décision.
3. Mon allocation correspond-elle encore à mon profil ?
Une allocation conçue plusieurs années auparavant peut évoluer avec le temps. Les marchés progressent ou reculent, les versements programmés modifient progressivement le poids des différentes classes d’actifs et les projets personnels changent.
Un portefeuille initialement équilibré peut ainsi devenir plus exposé au risque qu’attendu. À la rentrée, il est utile de vérifier l’ensemble des contrats d’assurance-vie et comptes-titres : leur composition reste-t-elle cohérente avec l’horizon de placement, les objectifs et le profil d’investisseur ?
Une rentrée 2026 dans un environnement de marché à surveiller
Cette remise à plat intervient dans un contexte de rentrée que Marion Chapel-Massot invite également à observer avec attention.
Lors de son intervention, elle rappelle que les mois de septembre sont traditionnellement des périodes parfois plus mouvementées sur les marchés. Après un mois d’août qu’elle qualifie de « plutôt clément sur certains plans et pas sur d’autres », plusieurs sujets restent au centre des préoccupations des investisseurs, notamment le retour de l’inflation et l’évolution des taux.
Ce contexte renforce, selon elle, l’intérêt de vérifier ses allocations plutôt que de conserver automatiquement les choix réalisés quelques mois ou quelques années auparavant. Les versements programmés et les évolutions de marché peuvent, par exemple, avoir progressivement modifié la répartition d’un portefeuille et l’avoir rendu plus risqué que le profil initialement recherché.
Marion Chapel-Massot souligne également que la situation des placements de trésorerie évolue. Dans un environnement de taux plus élevés, certaines solutions peuvent redevenir plus intéressantes, notamment les fonds en euros. Une raison supplémentaire pour distinguer précisément les liquidités dont on aura besoin à court terme de celles qui peuvent être placées.
4. Attention aux « placements tiroirs »
Un PEA ouvert à la suite d’un conseil, un PER pour préparer la retraite, un compte-titres créé pour saisir une opportunité, une assurance-vie conservée depuis longtemps… Pris séparément, chacun peut avoir sa logique. Mais leur accumulation ne constitue pas nécessairement une stratégie patrimoniale.
L’enjeu est de donner une fonction à chaque enveloppe et à chaque investissement : liquidités de précaution, projets à moyen terme, retraite, transmission ou recherche de performance à long terme.
Faire sa rentrée patrimoniale ne signifie donc pas tout changer. Il s’agit d’abord de reprendre une vision d’ensemble, d’identifier ce qui reste pertinent et de redonner une cohérence aux placements constitués au fil du temps.
Et votre patrimoine, est-il toujours en phase avec vos projets ?
La rentrée peut être l’occasion de prendre de la hauteur sur les placements constitués au fil du temps : niveau de liquidités, contrats anciens, allocation financière, préparation de la retraite, projets à venir…
Chez DeCarion, nous accompagnons nos clients dans cette analyse globale afin de vérifier que chaque placement conserve sa pertinence et s’inscrit dans une stratégie patrimoniale cohérente avec leurs objectifs.
Vous souhaitez faire le point sur votre situation patrimoniale ? Contactez notre équipe pour échanger sur vos projets et vos priorités.