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Assurance-vie et produits structurés – Les conseils de Marion Chapel-Massot dans Les Echos Week-end

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Dans un article paru dans l’édition du vendredi 28 février 2025 des Échos Week-End, les journalistes explorent les tendances 2025 de l’assurance-vie et les stratégies pour optimiser son patrimoine. Parmi les experts cités, Marion Chapel-Massot, dirigeante du cabinet DeCarion, apporte son éclairage sur les produits structurés, en mettant en garde les épargnants contre les risques liés à une liquidation anticipée.

Publication : Les Echos Week-End
Date : Vendredi 28 février 2025
Titre de l’article : « Assurance-vie : Un « couteau suisse » patrimonial à affuter »
Page : 68
Auteurs : Laurence Boccara et Laurence Delain

Ce dossier complet, intitulé « Assurance-vie : Un « couteau suisse » patrimonial à affuter », est paru dans l’édition papier des Échos Week-End du 28 février 2025. Il s’inscrit dans un contexte où l’assurance-vie retrouve sa place de choix parmi les placements préférés des Français, malgré un environnement économique marqué par l’incertitude, l’inflation et la volatilité des marchés. Les journalistes analysent les différentes options offertes par les contrats d’assurance-vie, des fonds en euros aux unités de compte, en passant par les produits structurés.

Un panorama complet des tendances de l’assurance-vie en 2025

L’article dresse un panorama complet des opportunités offertes par l’assurance-vie en 2025. Il aborde notamment :
– Le retour en grâce des fonds en euros, avec des rendements stabilisés autour de 2,50 % / 2,55 % en 2024, malgré un léger repli par rapport à 2023.
– L’essor des fonds dynamiques et des fonds euros fidélité, qui récompensent les épargnants pour leur engagement à long terme.
– La diversification via les unités de compte, notamment les SCPI et les fonds structurés, qui permettent de capter la performance des marchés tout en limitant les risques.
– Les enjeux de l’investissement durable et les pièges du greenwashing, avec un rappel des nouvelles réglementations européennes.

Les auteurs soulignent également l’importance de bien comprendre les mécanismes de chaque produit avant d’investir, notamment en ce qui concerne les fonds structurés, dont la complexité peut dérouter les épargnants.

Fiscalité de l’assurance-vie : un cadre avantageux maintenu malgré discussions parlementaires

Les avantages fiscaux de l’assurance-vie, qui en font l’un des placements préférés des Français, sont pour l’instant maintenus. Ces avantages incluent une fiscalité attractive sur les gains, des abattements en cas de retrait après 8 ans de détention, et une transmission du capital hors succession en cas de décès. Ces atouts fiscaux contribuent à faire de l’assurance-vie un outil incontournable pour la constitution et la transmission du patrimoine.

Découvrez l’article complet sur le site du journal Les Echos

Bien comprendre l’enjeu de la durée de détention des produits structurés

Dans un contexte où les investisseurs cherchent des placements offrant des rendements attractifs tout en limitant leur exposition aux marchés boursiers, les fonds structurés, accessibles via l’assurance peuvent s’avérer intéressants. Interrogée sur les fonds structurés, Marion Chapel Massot met cependant en garde contre un élément souvent sous-estimé : la durée de l’investissement et la possibilité d’une liquidation anticipée par la société de gestion. Dans l’article, elle rappelle que « l’épargnant n’a jamais la main sur un éventuel débouclage anticipé et possible d’un tel produit, mieux vaut s’y engager en tenant compte de la durée initiale maximale de dix ans et même de douze ans ».

Pourquoi cette mise en garde ? Contrairement aux idées reçues, même les produits à capital protégé ne garantissent pas une détention jusqu’à l’échéance. Les sociétés de gestion peuvent en effet choisir de liquider un produit structuré avant son terme, notamment en raison :

  • D’une clause d’autocall : si le produit atteint un niveau de performance défini, il peut être clôturé automatiquement.
  • D’un changement de conditions de marché : si les sous-jacents deviennent moins favorables, l’émetteur peut décider d’arrêter le produit.
  • D’évolutions réglementaires : qui peuvent forcer à une restructuration anticipée du fonds.

L’investisseur doit donc être conscient qu’il peut être contraint de récupérer son capital avant l’échéance prévue, parfois dans des conditions moins favorables qu’attendues. Cela implique :
– Un risque de performance réduite si le produit est liquidé avant d’avoir atteint son plein potentiel.
– Une perte de contrôle sur l’horizon de placement, qui peut perturber la stratégie patrimoniale de l’investisseur.
– La nécessité de comprendre les termes du contrat, notamment les conditions de liquidation et les barrières de protection.

Marion Chapel-Massot conseille aux épargnants de bien prendre en compte la durée initiale maximale de ces produits avant de s’engager. Une sortie volontaire due à un besoin de liquidité, par exemple, pourrait aussi remettre en cause la rentabilité du placement.

L’un des points clés de la gestion patrimoniale est d’anticiper ces aléas. Il s’agit de s’assurer que les produits structurés choisis correspondent bien à son horizon de placement, mais aussi que les sociétés de gestion et les placements sélectionnés offrent une qualité et une fiabilité optimales.

Vous souhaitez en savoir plus sur les produits structurés et leur place dans votre stratégie patrimoniale ? Contactez-nous pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé et faire les choix les plus adaptés à vos objectifs.

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